En tant que CFO à temps partagé accompagnant plusieurs entreprises, Julien Aubin a un principe de fonctionnement : passer le moins de temps possible sur tout ce qui n’est pas lié à la construction du business. Cette philosophie a guidé sa manière d’aborder la première levée de fonds d’Atome.
Atome elle-même repose sur une idée similaire : supprimer la friction. L’espace de travail unique de l’entreprise connecte les emails, les messages, les documents et les données CRM d’une société en un seul endroit, créant un « cerveau de l’entreprise » qui donne aux personnes comme aux agents IA un contexte complet sur n’importe quel sujet, instantanément. Une couche agentique no-code permet ensuite à chacun d’automatiser des tâches sur ces données, de manière intuitive.
Pour ce tour, Atome devait réunir des business angels français et internationaux dans une même structure, ce qui impliquait de gérer en parallèle un SPV français et un SPV luxembourgeois pour environ 35 investisseurs, en évitant la complexité fiscale qui dissuade souvent les investisseurs étrangers des véhicules français. Roundtable a géré les deux sans accroc, permettant à Julien de consacrer son temps au business plutôt qu’à l’administratif. Le tour bouclé et avec un solide pipeline de premiers clients, Atome lève à nouveau, via un nouveau SPV mis en place avec Roundtable.
Points clés à retenir :
- Atome connecte les emails, les messages, les documents, les tâches et les données CRM d’une entreprise dans une seule base de données connectée, créant un « cerveau de l’entreprise » qui donne aux personnes et aux agents IA le bon contexte au bon moment.
- Pour accueillir un mélange de business angels français et internationaux, Atome a géré en parallèle un SPV français et un SPV luxembourgeois pour environ 35 investisseurs, et a utilisé Roundtable pour piloter les deux depuis un seul endroit.
- En tant que CFO à temps partagé, la priorité absolue de Julien était de passer le moins de temps possible sur l’administratif et la logistique, et Roundtable a été clé pour cela : la plateforme a offert une expérience self-service fluide, où les investisseurs trouvaient facilement ce dont ils avaient besoin, sans accompagnement supplémentaire de sa part.
- De nouveau en levée, Atome met une fois encore en place son prochain SPV via Roundtable, et utilisera les nouveaux fonds pour approfondir les intégrations avec des outils comme Notion et Attio tout en scalant son go-to-market.
Roundtable : Pouvez-vous vous présenter et nous parler d’Atome et de sa mission ?
Julien Aubin : Atome est une jeune startup qui construit un système d’exploitation conçu pour centraliser toutes les informations et tous les outils de l’entreprise en un seul endroit et supprimer les silos : tous vos emails, vos messages, vos données CRM et tout le reste dans un seul outil. Même quand les entreprises construisent des ponts entre leurs différents outils, tout finit souvent déconnecté en pratique.
En réunissant tout, nous créons la couche fondamentale d’Atome, ce qu’on pourrait appeler le « cerveau de l’entreprise » : toutes les informations et tout le contexte sur l’activité et ses opérations, disponibles à tout moment. Concrètement, la plateforme remplace des outils comme Slack et Notion, y compris la gestion de projets multi-équipes avec timelines et cartes.
La seconde couche, agentique, se place au-dessus et est conçue pour permettre d’automatiser n’importe quelle tâche de manière intuitive, en no-code, sur cette stack entièrement intégrée.
Roundtable : J’ai remarqué sur votre site que vous êtes très attentifs à la protection des données et à un hébergement entièrement en Europe. Pouvez-vous m’en dire plus ?
Julien Aubin : La souveraineté numérique est un sujet brûlant en ce moment. La vision à long terme de notre co-fondateur et CTO pour Atome est d’aller jusqu’à remplacer Gmail : proposer des solutions souveraines et européennes qui peuvent se substituer aux solutions américaines, ou du moins donner ce choix aux clients. Aujourd’hui, nous nous connectons à Gmail, puisque c’est ce que tout le monde utilise. Mais à long terme, il y a une vraie vision de souveraineté technologique européenne derrière ce que nous construisons ; nous voulons créer des outils qui donnent aux consommateurs et aux clients un vrai choix.
Nos données sont stockées en Europe, principalement chez des fournisseurs européens, même si des fournisseurs américains peuvent aussi proposer des solutions hébergées en Europe. Côté IA, comme nous sommes encore une jeune entreprise, nous travaillons actuellement avec des modèles accessibles par API, qui sont américains, mais notre objectif est de faire tourner localement le plus de modèles possible, en utilisant des modèles open source sur les propres serveurs d’Atome, afin de bien compartimenter les données.
Roundtable : Pouvez-vous me parler de votre rôle dans l’entreprise ?
Julien Aubin : Je suis CFO à temps partagé et j’accompagne plusieurs entreprises. Chez Atome, je les ai aidés sur leur première levée de fonds en pre-seed. Au-delà, je m’occupe de la gestion financière et administrative globale de l’entreprise.
Roundtable : Pouvez-vous m’en dire plus sur la première levée de fonds d’Atome, et sur le rôle de Roundtable ?
Julien Aubin : Nous avons levé environ 500 K€ en pre-seed, avec un mélange d’investisseurs européens et internationaux, principalement des business angels, aux côtés d’investisseurs français. Il nous fallait donc une structure internationale et, idéalement, basée au Luxembourg.
Nous voulions passer par des SPVs dès le départ. Il y a dix ans, cela n’aurait peut-être pas été évident, mais aujourd’hui ça l’est clairement : avoir une cap table de 40 personnes est un casse-tête.
Il était aussi logique, dès le début, d’avoir à la fois un SPV français et un SPV luxembourgeois, car les investisseurs étrangers évitent généralement les structures françaises, compte tenu de la complexité fiscale. Nous avions donc deux SPVs en parallèle, avec environ 35 investisseurs au total, et Roundtable nous a permis de gérer les deux sans accroc depuis un seul endroit.
Nous levons à nouveau en ce moment, donc nous allons mettre en place un autre SPV luxembourgeois via Roundtable.
Roundtable : Comment avez-vous découvert Roundtable ?
Julien Aubin : J’avais déjà croisé Roundtable dans une autre entreprise où j’étais Head of Finance à l’époque, et nous y avions fait une levée via la plateforme. Au-delà de ça, il n’y a pas tant d’acteurs qui proposent ce type de montage et le font aussi bien, donc Roundtable était le choix évident.
Roundtable : Avez-vous quand même envisagé d’autres options, ou votre décision était-elle déjà prise ?
Julien Aubin : Par principe, nous avons regardé ailleurs, mais il n’y a pas vraiment de concurrence significative. Le mot que tout le monde emploie en ce moment est « seamless », mais Roundtable l’est vraiment : avoir une plateforme qui couvre à la fois un SPV français et un SPV luxembourgeois, avec une équipe avec laquelle nous avions déjà travaillé, a rendu notre choix très simple. Ce n’était pas moi qui prenais la décision finale, mais il n’y a pas eu de vrai débat sur ce choix.
Roundtable : En tant que CFO, quelles sont vos priorités dans le choix de ce type de plateforme ?
Julien Aubin : Y passer le moins de temps possible. Concrètement, cela signifie que je veux que les investisseurs trouvent tout ce dont ils ont besoin sur la plateforme elle-même, sans avoir à me contacter juste pour confirmer que tout est en ordre. Une fois tout mis en place, le processus doit tourner tout seul, des deux côtés, sans charge administrative supplémentaire.
Roundtable : Avez-vous eu des retours de vos investisseurs ?
Julien Aubin : Pas de retour spécifique, mais je dirais que pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Dans ce cas précis, le succès pour moi, c’est que chacun puisse tout gérer seul. Si nous étions passés par un montage avec un avocat, nous aurions eu mille questions, et cela aurait absorbé une grande partie de ma bande passante. Si personne n’en parle, c’est que ça se passe bien. Et si les gens sont prêts à placer leur argent quelque part sans poser de questions, c’est que ça fonctionne.
Roundtable : Quelle a été votre expérience avec l’équipe Roundtable tout au long du processus ?
Julien Aubin : Très bonne ! L’équipe était toujours prête à aider. Une fois en phase d’exécution, cela se joue surtout entre l’équipe ops de Roundtable qui gère le SPV et les avocats, donc je suis moins impliqué à ce stade. Mais globalement, travailler avec l’équipe a été excellent, et je le recommanderais. La plateforme elle-même est aussi simple et facile à prendre en main.
Roundtable : Quels sont selon vous les avantages opérationnels de Roundtable, que ce soit en temps, en argent ou en tranquillité d’esprit ?
Julien Aubin : Cela me permet de déléguer un chantier stratégiquement important, mais qui, par essence, est logistique. Pouvoir le faire en toute confiance a une vraie valeur.
Roundtable a été un partenaire dont on sait qu’il fera avancer les choses, proactif pour relancer sur les prochaines étapes, alors que c’est généralement moi qui dois relancer, que ce soit côté entreprise ou côté investisseurs. C’est vraiment une solution clé en main, et j’aime beaucoup cela : vous arrivez, vous signez, vous configurez la page du deal, et ensuite ça tourne pratiquement tout seul ; vous n’avez plus qu’à envoyer des emails.
Roundtable : Cette levée de fonds a-t-elle été un succès pour Atome ? Quelles sont les prochaines étapes pour l’entreprise ?
Julien Aubin : Oui, clairement un succès. Nous travaillons maintenant au développement du produit. Pour simplifier, le premier tour a financé la phase « zero to one » d’un point de vue produit : il a financé l’équipe tech qui construit le produit et le premier travail de go-to-market, ce qui nous a permis de signer nos premiers contrats clients.
Le deuxième tour va accélérer à la fois le développement produit et le go-to-market. Notre produit n’est pas simplement plug-and-play ; il nécessite aussi des intégrations, notamment autour des transferts de données, puisque nous remplaçons des outils comme Notion ou Attio, c’est-à-dire des CRM et des outils collaboratifs qui contiennent beaucoup de données existantes. Une partie de ce tour financera donc aussi l’équipe qui gère ces transitions.
Roundtable : Vous avez mentionné avoir déjà vos premiers clients ; quelles sont les prochaines étapes sur ce front ?
Julien Aubin : Nous avons environ cinq clients signés, cinq autres proches de la signature, et un solide pipeline au-delà : une quinzaine d’autres en discussion. Cela grandit chaque jour.
Roundtable : Avez-vous des conseils pour d’autres CFOs qui abordent une levée de fonds et un choix de plateforme similaires ?
Julien Aubin : Utilisez Roundtable [rires]. Je ne suis pas sûr d’avoir des conseils révolutionnaires, puisque c’est généralement Roundtable qui me conseille plutôt que l’inverse. Mais si je devais dire une chose, ce serait celle-ci : gardez une cap table propre et simple à gérer. Je pense que les SPVs sont une pratique assez standard aujourd’hui, mais je soupçonne que beaucoup de gens n’y pensent toujours pas assez tôt.
Chaque fois que vous faites entrer des gens sur la cap table, demandez-vous sérieusement si vous voulez vraiment gérer une multitude de petits investisseurs, et projetez-vous : imaginez à quoi ressemblerait votre cap table dans 36 mois, pas seulement aujourd’hui. Si vous n’utilisez pas de SPV et gérez les tours successifs en direct, cela deviendra vite ingérable. Mieux vaut prendre les devants en utilisant un SPV dès le départ.
{{clients_banner}}

